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Résultats de trafic Juillet 2018, Ils insistent les bougres !

8 août 2018

Résultats de trafic Juillet 2018
Ils insistent les bougres !

A l’occasion de l’information « Trafic mois de juillet 2018 » produite par la direction, nous pouvons lire dans les commentaires des « Faits marquants » que :
« La capacité du Groupe a augmenté de +1,4% par rapport à juillet 2017, - 1,1% par rapport aux prévisions, principalement en raison d’irrégularités temporaires de planification liées aux retards de formations pilotes consécutifs aux grèves ». Fermez le ban.

Outre le fait que la direction s’enfonce dans son déni sur les raisons ayant conduit au fiasco de notre exploitation estivale (la faute à la grève et aux pilotes... mais absolument pas aux perpétuelles politiques de contraction des coûts et à leur incompétence à anticiper la reprise tant en terme d’avions que de personnels)... les SKO entre AF et KLM poursuivent leur dérive en défaveur d’AF !

SKO LC AF - Juillet 18 (cumul 1 an) => +0,9% (+0,7%)
SKO LC KLM => +2,1% (+3,9%)

SKO AF/HOP MC => +2,7% (-2%)
SKO KLM/KLC => -0,3% (+3,2%)

Et malgré cette politique de transfert d’activité néfaste concoctée par notre direction, les salariés d’Air France, en particulier les pilotes, réussissent à préserver notre Sécurité des Vols et continuent à créer de la richesse. En effet, MALGRE les conséquences des plans industriels successifs concoctés par les petits génies de la finance du siège, tous basés sur une vision uniquement comptable et financière étriquée incapable de prise de recul (telle la compréhension que le paramètre social s’IMPOSE désormais comme un PREALABLE incontournable à toute perspective), la ligne continue de passer. Même si c’est au prix d’une fatigue certaine dont la canicule ou la grève ne sont pas les seules explications cher monsieur le Directeur-Général adjoint Economie et Finances, M Verspyck !
En effet, ce dernier n’a-t-il pas amèrement commenté, le mois dernier, les résultats (de la même teinte) du second trimestre 2018 assortis de ceux du premier semestre ?

La réponse est oui  !

Selon notre sombre « analyste », les diverses baisses (louées d’ailleurs par des envolées du cours de l’action et des commentaires dithyrambiques chez les médias habituels pourfendeurs des pilotes « gréviculteurs ») par rapport au budget (offre, recettes ou NPS) sont toutes imputables à la grève. Pas à l’aboutissement du cumul d’exaspération né de l’enchainement de toujours les mêmes plans industriels « géniaux » faits de gains de 20% de productivité, d’externalisation, de baisse du prix du travail et de dégradation des conditions de celui-ci ! Effectif exsangue, matériel éreinté et personnel écœuré (en termes de RPS, le « désengagement » d’un personnel démotivé est particulièrement est synonyme de performance très dégradée...) ne sont pas même un motif d’examen ! Pas une allusion !

Au contraire, probablement encouragé par le puissant diagnostic dispensé par le Directeur général exploitation,AH Bernard,, toujours le mois dernier, et dont le « retour d’expérience de l’été » sera engagé fin août (qu’il nous tarde d’en connaître les fulgurances !), notre financier à sang froid se met subitement à frétiller comme une jeune truite à l’évocation de son domaine d’exercice des ses talents : les indicateurs financiers !

Malgré la difficulté de l’exercice (qu’ils sont donc forts les disciples de Gagey !), les comptables sont parvenus à extraire ceci :
Les résultats « hors impact grève »

Pour évaluer la performance intrinsèque de l’entreprise et de ses équipes, il faut analyser ces résultats « hors impact grève » :
La recette unitaire ressort ainsi hors grève en progression de +0,8% sur le 1er semestre 2018 vs 2017, et progresse dans tous les métiers (Passage, Cargo et Transavia).
Sur les dépenses, le coût unitaire hors grève s’établit à -0,5%, les plans de compétitivité entrepris par l’ensemble des métiers poursuivant leur déploiement.

Voilà ! Les défauts de résultat, c’est la grève. Le directeur, tous les directeurs, victimes de consanguinité financière, sont incapables d’autocritique et de tirer les leçons de la situation
actuelle. Leur quête éperdue de baisse des coûts unitaires a atteint une butée dure qui est la source même des 355 millions d’euros manquant à la recette et qui auraient permis de « faire mieux que Lufthansa » (La Tribune du 1er août...) ! Ils sont encore incapables de se ressaisir. Seul un prochain PDG lucide et à l’autorité suffisante pourra les éveiller. Sinon, il devra organiser les charrettes. Car il sera plus efficace et moins coûteux de réaliser cela que de remplacer les quelque 20000 salariés ayant répondu « NON » à la proposition salariale de la direction lors de la consultation...

L’intersyndicale a assumé de reporter à la rentrée la reprise des hostilités dès lors que la prise de conscience, l’honnêteté intellectuelle et la capacité de changer de projet d’action (une qualité inhérente aux pilotes malheureusement très peu partagée côté direction...) n’auraient pas amené le Château à changer de logiciel social (Lire dans vos casiers la dernière communication datée du 6 août). Cette lucidité tactique ne doit pas être confondue avec une baisse de la détermination. En ce sens, l’initiative managériale toute en « communication moderne et branchée », donc parfaitement fumeuse, « Demain Air France » distille le doute dans les esprits chagrins que nous sommes... « Ecrire et construire ensemble le futur d’Air France » se fera sur les bases de la satisfaction préalable de la revendication salariale chers directeurs ! Les talents es manipulation des masses des services de la communication devront faire mieux que de tenter de faire dire aux salariés qu’ils voulaient répondre « oui » à la consultation d’avril dernier !

Restons toujours Mobilisés et Déterminés à défendre notre contrat social pour notre SV et l’avenir de notre entreprise !