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Revendications salariales

13 février 2018

Revendications salariales…
« Une dynamique positive à poursuivre ! »*
* Olivier D. le 9 février 2018 dans « L’Actualité Pilotes »

Le mardi 6 février 2018, les organisations représentatives de l’Intersyndicale intercatégorielle Air France (ISAF), suppléées par l’UNSA Aérien Sol et PNC, faisaient annuler l’accord NAO 2018 (il est dès lors juridiquement réputé comme « non écrit ») précédemment signé par les deux syndicats patronaux que sont la CFDT et la CFECGC.

Une première dans l’histoire sociale de notre entreprise, d’autant plus que ledit accord portait enfin une augmentation générale… mais de seulement 1%.

Premières leçons, et non des moindres, à retenir de ce premier acte unitaire…
Tout à sa malheureuse habitude, la direction tente toujours et encore la Stratégie du choc, d’exacerber le sentiment de peur par le biais de menaces : « Cet accord ou, à défaut d’accord, nous serons amenés à mettre en œuvre unilatéralement des mesures d’amélioration salariale moins favorables ! » (cf. Flash Actu du 6 janvier). À l›image
des différents ultimatums qui ont jalonné les périodes antérieures et qui ont échoué grâce à la détermination des organisations syndicales (le fameux Plan B et sa suppression de 300 emplois pilotes entre autres, le chantage aux B787, « l’entreprise est au bord du gouffre », etc.), la direction nous démontre une nouvelle fois son incapacité à construire des relations sociales fondées sur la confiance et le respect. Mais pas plus tôt l’ultimatum précédent parti en fumée qu’elle tente à nouveau d’en rejouer en distillant et mélangeant de manière opportuniste projets de renouvellement de la flotte MC d’AFKLM, remontée du pétrole, possible création d’une low cost LC au sein de Transavia France (ce dernier projet ressemblant à s’y méprendre au chiffon rouge que constitua Transavia Europe lors du conflit de septembre 2014)...

L’avantage de cette expérience des ultimatums qui font « Pschitt » dès qu’on les défie, c’est qu’aujourd’hui nous savons… ce qu’il en est réellement de toutes ces menaces.

Ensuite, la décision de maintenir le même niveau d’augmentations après l’opposition d’une majorité de syndicats prouve bien que les organisations syndicales signataires de la NAO 2018 n’ont rien arraché (négocié) du tout à la direction contrairement à ce qu’elles claironnent à qui veut bien les entendre : ces Négociations Annuelles
Obligatoires ressemblent trop souvent à des pièces de théâtre écrites par avance au sein d’un quant-à-soi déconnecté des problèmes et des attentes des salariés et ne permettent quasiment jamais aux revendications sociales d’être débattues pleinement et en conséquence d’être prises en compte. Il nous faut donc revendiquer en dehors de ce moment très légaliste et formel dont le calendrier reste entièrement à la main de la direction.

Néanmoins, pour quelles raisons incongrues dénoncer un accord néanmoins « positif » ? Pourquoi ne pas le maintenir en vie et surenchérir par-dessus ?

Après des NAO qui ont une nouvelle fois tourné à la farce, après la nième leçon de mépris délivrée par notre haute direction alors que notre entreprise s’apprête à battre un record en termes de résultats financiers et a vu toutes ces années passées ces mêmes donneurs-de-leçons se gaver littéralement sur notre dos (relire les précédents BSPN
pour prendre connaissance des détails), il nous a semblé important qu’à notre tour nous fassions œuvre d’une pédagogie stimulante, d’où la dénonciation de l’accord NAO. Premier objectif de cet apprentissage : démontrer la détermination qui anime la majorité des organisations syndicales d’Air France, donc de ses salariés, à faire valoir ses propres revendications salariales.

Second objectif : laisser à la direction une dernière chance de rouvrir
des négociations salariales sur des bases moins dédaigneuses.

Malheureusement, la direction a décidé de rester droite dans ses bottes et refusé d’emprunter la voie du dialogue social apaisé et éclairé : « Ce sera + 1% et rien d’autre, qu’on se le dise ! », envoyant par là même un message de forte défiance à l’égard de la majorité des salariés d’Air France, Pilotes compris.

L’IS AF, symbole jusqu’à présent d’une dynamique positive à poursuivre dans l’unité des forces revendicatives, a donc été contraint de monter « en gamme » dans la construction du rapport de force que la direction d’AF a elle-même suscitée en jouant l’autiste social.
Après une réunion le vendredi 9 février, cette dynamique s’est donc traduite par un appel
intercatégoriel à la grève et à mobilisation à l’occasion du CCE de février, soit le jeudi 22.
Par cette seule journée d’action (mais susceptible d’en appeler d’autres si d’aventure...), par cet acte néanmoins fort et historique que représente cette journée unitaire intercatégorielle (jamais autant de syndicats issus de
catégories socioprofessionnelles différentes n’avaient uni leur détermination et leurs forces sur une même journée de grève), l’IS AF a souhaité offrir une nouvelle chance à la direction, à moindres frais, de donner un sens concret et réellement constructif au concept de Trust Together.

À cette fin, si nous voulons que ce message puisse avoir le maximum de résonance auprès de la direction d’AF, une seule issue : se mettre en grève ET se mobiliser en masse devant le siège d’AF le 22 février prochain !

ALTER, ainsi que l’ensemble des organisations syndicales rassemblées dans l’ISAF comptent donc sur votre soutien et votre détermination à faire valoir nos légitimes revendications salariales qui, rappelons-le encore, se montent à 10,7 % pour les Pilotes (200 € mensuels pour la plupart des OP PS et PNC), se déclinant en deux
parties :

6 % au titre du rattrapage de l’augmentation du coût de la vie depuis 2011
(revendication portée par l’ensemble des OP de l’IS AF), +4,7 % au titre de l’augmentation de la productivité et des efforts salariaux précédemment consentis depuis 2012.

CONTRAINTS PAR LE TANDEM JANAILLAC/TERNER

POUR UNE JUSTE REVALORISATION
DE NOTRE RÉMUNÉRATION,
LE 22 FÉVRIER,
TOUS EN GRÈVE ET MOBILISÉS DEVANT LE SIÈGE
D’AIR FRANCE !
Rdv 10h – Place Magellan (Entrée Siège côté RER)

(et n’hésitez pas à convaincre autour de vous s’il le fallait encore...)

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